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Kefra, Secteur F : un chasseur rabat un capridé vers un desert-kite . |
| La mission | Culture matérielle |
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| Topographie | Art rupestre à Khishâm-2 | Prospections |
| Archéologie | Art rupestre à Kefra | Conclusion |
Art rupestre à KefraSerge Lemaitre (Fonds A. et D. Van Buuren, Université Libre de Bruxelles)
Lors d'une prospection conduite
par Paul-Louis van Berg et Vincianne Picalause en 2001, environ 700 roches
gravées ont été repérées sur les bords du
plateau du Hemma qui dominent le village de Kefra, à 3 kilomètres
au nord-ouest de Tell Beydar.
Documentation
Le plateau a été
divisé en 10 secteurs (de A à J) en fonction
d'éléments saillants du paysage (wadi, avancées du
plateau, maisons, routes,
). Seules les roches gravées des
secteurs C, D, G, H, I et J ont été numérotées,
pour un total de 461 roches. Les secteurs A, B et E sont relativement pauvres,
à cause de la rareté des surfaces disponibles. Ces trois zones
sont, en effet, orientées à l'est ou au nord de sorte que la
plupart des roches y sont couvertes de lichens.
Techniques de gravureTrois techniques de gravure ont été observées à Kefra :
Ces techniques peuvent être combinées entre elles.
Dans quelques cas, il semble que le rainurage ait servi de tracé préalable au raclage. Le piquetage peut être profond, moyennement profond ou superficiel, continu ou discontinu. ThèmesLe site de Kefra comporte un grand nombre de représentations d'animaux de type " bouquetin " ou " gazelle " et d'anthropomorphes aux bras levés, dans la position dite de " l'orant ". Les figures de ces deux types, souvent isolées, constituent plus de 50% du corpus. Par ailleurs, les bouquetins semblent dominer dans le secteur B, tandis que les anthropomorphes sont majoritaires dans le secteur C. On trouve également des taureaux, dont un en attitude de charge, des lions rugissant, des cerfs à la ramure importante et quelques équidés (cheval, hémione, âne ou onagre). Quelques scènes illustrent des chasses au lion ou au " bouquetin ", ainsi que des lions attaquant un autre animal. Ailleurs, un chasseur rabat un " bouquetin " vers un desert-kite . Tous ces thèmes trouvent des comparaisons dans les sites de Khishâm-1 et -2.
De nombreuses figures scalariformes et géométriques (carrés, rectangles, ovales parfois segmentés) ont également été relevées.
Comme dans les sites de Khishâm, on note l'utilisation fréquente de la morphologie naturelle de la roche dans la composition : ligne de sol marquée par la limite du support, " cadre " délimité par des fissures naturelles, ligne de dos d'un animal correspondant à une arête du rocher, . Styles et éléments de datation
Les représentations de
Kefra témoignent d'une grande variété stylistique. Par
exemple, les " bouquetins " peuvent présenter une
ligne de dos rigide ou courbe, avoir de petites cornes ou des cornes qui
rejoignent la queue, posséder des pattes droites ou munies de
" pieds ".
Dans le secteur J, une vache présente une excroissance entre les cornes. Ce type de représentation trouve des parallèles dans la glyptique à partir du Dynastique archaïque. Conservation
Comme les autres sites d'art
rupestre connus dans le monde, les roches ornées de Kefra subissent des
dégradations à la fois d'ordre naturel et anthropique.
Les facteurs humains sont :
PerspectivesL'étude du site d'art rupestre de Kefra sera complétée par la numérotation et le relevé des roches gravées des secteurs A, B, E et F. L'activité d'enregistrement se concentrera sur les roches les plus significatives, tandis que celles qui sont mal conservées ne feront l'objet que d'une fiche descriptive et d'une photographie. |
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Dernière mise à jour: le 29 novembre 2002