Conclusion générale
Paul-Louis van Berg, Osama al-Meshrif, Florence Cosme, Annemie Goyens,
Aurélie Médici, Vincianne Picalause, Nicolas Cauwe, Frans
Depuydt, Damien Flas, Jean-Pierre Hénin, Serge Lemaitre, Marc Vander
Linden
Les vestiges
archéologiques de Khishâm-2, dissimulés pour la plupart
dans les vallées du wadi Kakhort et de ses affluents, n'ont pas fini de
nous surprendre ni de livrer des informations nouvelles sur le passé de
la région.
Si les sondages menés au
Quartier VII suggèrent
surtout d'en pousser l'exploration plus avant, le mobilier d'une des cinq
nouvelles tombes des nécropoles installées dans une pièce
d'âge néo-assyrien permet d'assigner les premières
inhumations vers la fin du VII
ème
ou le début du VI
ème
siècle avant notre ère.
Par ailleurs, la
découverte au Quartier IV d'un grand espace, apparemment
résidentiel, que tout suggère pour l'instant d'attribuer à
l'époque achéménide (V
ème
- IV
ème
siècles avant notre ère) constitue également une
nouveauté. L'ampleur et la complexité des bâtiments de ce
quartier, ainsi que l'extension des vestiges et des murs qui ceignent
Khishâm-2, suggèrent qu'il s'agit d'un centre économique
régional d'une certaine importance qui dut se développer, pour
autant que nous puissions en juger, entre le VII
ème
et le IV
ème
siècle avant notre ère, c'est-à-dire pendant une des
périodes historiques les moins bien connues en Djezireh syrienne.
Les recherches relatives
à l'art rupestre de Khishâm-2 et de Kefra commencent à
dépasser le stade de la récolte de données et des
premières attributions chronologiques pour atteindre des niveaux
d'analyse qui nous rapprochent de l'interprétation. Plusieurs voies ont
été frayées : groupements thématiques (
desert-kites
, vaches, lions,
) et probablement sémantiques, voire associations
de tels groupements et de structures archéologiques.
La première exploration
du Secteur 3 de Khishâm-1 Nord a révélé l'existence
d'un site un peu particulier, dans la mesure où les roches
gravées y sont particulièrement petites et
disséminées dans l'espace. Quelque impérieuse
nécessité a cependant poussé les graveurs à
exploiter la moindre surface disponible pour y laisser une marque individuelle.
Dans l'ensemble la conjugaison
des sondages et de l'étude de l'art rupestre apparaît comme une
formule fructueuse de résultats qui engagent à poursuivre le
travail au cours des prochaines campagnes.
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