Florence Cosme étudie la céramique néo-assyrienne du Quartier V de Khishâm-2.
Khishâm-2, Quartier V
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Les formes ouvertes comportent des coupes ou des bols de petite taille (diam. : 10-16 cm) aux parois minces, et à pâte de texture très fine ... ainsi que des plats et de grands bols aux bords très larges et très épais. |
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Les formes fermées comportent des jarres (dont on possède un profil complet) et ...
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... plus rarement, de la vaisselle très fine, souvent à col haut.
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Les récipients les plus fréquents semblent être de petites jarres à panse globulaire (les parois sont généralement épaisses d'un cm) de couleur orange/rouge ou verdâtre. |
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On distingue plusieurs types de lèvre. Les plus courants présentent un épaississement externe arrondi et un rebord plat ou arrondi. |
La lèvre est fréquemment obtenue par un reploiement de la pâte vers l'extérieur ; celle-ci est alors appliquée au haut de la panse ou au col, tantôt totalement, tantôt laissant apparaître un vide entre les deux.
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Les bases sont arrondies, à pied annulaire ou, plus rarement, plates à pied discoïde. |
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Les organes de préhension et les couvercles sont absents. Traitement des matières premières
L'observation des pâtes
fut faite à l'il nu sur cassures fraîches. Trois grandes
variétés ont pu être identifiées selon leur texture
grossière, fine ou très fine. Ces groupes se différencient
principalement par l'abondance et la nature des inclusions non plastiques.
Techniques de fabrication
Bien que le façonnage au
tour soit attesté en Mésopotamie depuis la fin du 4
ème
millénaire (Lyonnet 2000 : 15), je n'ai pu identifier jusqu'ici
que d'autres techniques, telles que le montage au colombin reconnu sur la base
de configurations diagonales observées sur les tranches, et le moulage
de certaines bases. Quelques tessons présentent deux couches d'argile
appliquées l'une sur l'autre, peut-être afin de renforcer le fond
ou de modifier l'épaisseur du récipient. Des traces de raccord
entre le fond et la panse sont également visibles. Deux techniques ont
pu être combinées dans le montage d'un même pot.
Techniques de finitionAucun exemple de polissage n'a été remarqué. Les poteries ont seulement été lissées. Un engobe, souvent de couleur rosâtre et tendant à se desquamer, a parfois été appliqué sur la face interne du récipient. DécorsLes décors sont rares. Les plus fréquents sont des incisions linéaires ou des cordons modelés dans la masse.
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Un tesson montre de petites impressions réalisées au moyen d'une baguette (1).Un autre (2) présente des cercles profondément imprimés (intrusion ?). Le troisième est orné d'un angle fait de lignes parallèles incisées, interrompu par un bouton appliqué, et d'un cordon encoché. |
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Quelques tessons de céramique fine ont livré des traces de peinture appliquées en bandes horizontales. Notons également la présence d'un bassin à paroi épaisse, décoré sous le rebord d'une rangée d'impressions au pouce. ComparaisonsOn observe au premier abord de fortes ressemblances entre le matériel du Bâtiment 1 et celui qui a été trouvé sur les sites de Qasrij Cliff (Curtis 1989) et de Khirbet Khatuniyeh (Curtis, Green 1997), tous deux situés en Iraq. Toutefois, une étude typologique plus précise reste à réaliser, ainsi que des comparaisons avec d'autres sites. Bibliographie
- ANASTASIO S., 1999. Prospection archéologique du Haut-Khabur
occidental (Syrie du N.E.). Preliminary information on the pottery of the Iron
Age. Dans : Hausleiter A., Reiche A. (éds).
Iron Age Pottery in Northern Mesopotamia, Northern Syria and South-Eastern
Anatolia.
Münster, Ugarit Verlag : 173-191.
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Dernière mise à jour: le 25 janvier 2004.