Khishâm-2, Quartier VII : vue générale

Khishâm-2, Quartier VII : vue générale.

Archéologie et art rupestre du Hemma
(Djezireh syrienne)

Mission de Khishâm - Campagne 2003

La mission Sondages à Khishâm-2, Quartier V Art rupestre à Khishâm-1, Secteur 3
Topographie Céramique de Khishâm-2, Quartier V Art rupestre à Kefra
Sondages à Khishâm-2, Quartier IV Sondages à Khishâm-2, Quartier VII Conclusion
Céramique de Khishâm-2, Quartier IV Art rupestre à Khishâm-2 Bibliographie

 

Khishâm-2, Quartier VII

Premiers sondages

Marc Vander Linden (Fonds national de la Recherche scientifique, Université Libre de Bruxelles
Damien Flas (Musées royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles)

        Le Quartier VII est situé en rive gauche du wadi Kakhort, à l'entrée de la vallée. Il couvre une superficie de près d'un hectare. Délimité à l'ouest et à l'est par deux petits wadis de pluie, au sud par le wadi Kakhort, et au nord par les rochers abrupts qui bordent à cet endroit le plateau du Hemma, ce quartier comprend des structures archéologiques nombreuses et de morphologie diversifiée, organisées en terrasses. L'intérêt archéologique de ce quartier est assuré par les prospections réalisées les années précédentes, qui ont livré des éléments anciens (lamelles débitées à la pression, tesson halafien, …).

        Deux sondages (5 x 2 m) y ont été effectués pendant la première semaine d'octobre 2003. Ces deux tranchées, distantes d'une dizaine de mètres, ont été implantées de façon à recouper deux terrasses dans la moitié supérieure de la pente, là où l'on pouvait s'attendre à ce que les conditions de sédimentation soient les meilleures. Si cette prédiction s'est avérée correcte, ces tranchées n'ont pas confirmé le potentiel archéologique du Quartier VII.

        En effet, nous n'avons rencontré ni sol ni couche archéologique, tandis que les rares éléments de culture matérielle récoltés ne livrent que peu d'informations typologiques et/ou chronologiques (tessons non caractéristiques, silex de médiocre qualité, matériel faunique épars, …). Néanmoins, les stratigraphies des deux tranchées témoignent d'un même processus de comblement avec, de bas en haut :

  • une couche de terre brune avec forte composante crayeuse correspondant vraisemblablement au niveau immédiatement sus-jacent à la craie de décomposition du substrat basaltique ;

  • un éboulis de blocs de basalte qui, dans la tranchée la plus basse, est de 10 cm d'épaisseur, et, dans la tranchée supérieure, d'une puissance de près de 50 cm. Il s'agit de blocs ayant séjourné relativement longtemps en surface, comme l'indique leur patine noire. Ces blocs ont également subi, dans le sol, une altération chimique importante qui se manifeste sous la forme d'une croûte épaisse ;

  • une couche de terre grisâtre pulvérulente, fort probablement d'origine éolienne, d'une puissance de ± 60 cm ;

  • une couche humifère.

        Ces quelques informations permettent cependant d'approcher la nature des phénomènes de sédimentation à l'œuvre dans cette partie de la vallée du Kakhort.

 

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Dernière mise à jour: le 27 janvier 2004.