Chronologie
1995
Les premières surfaces gravées de Khishâm-1-Sud sont
découvertes fortuitement par Tom Broekmans et Rodrigo
Martín Galán, membres de la mission de Tell Beydar. Rodrigo
Martín Galán, est averti par un berger qu'il y a des
"statues" dans les rochers. En quête de reliefs
hellénistiques, il est bien déçu de ne voir que quelques
surfaces gravées d'âge indéterminé.
1997
Seconde visite des lieux par Tony Wilkinson et Eleanor Barbanes lors d'une
prospection systématique des environs immédiats de Tell Beydar.
Cinq ou six blocs historiés sont reconnus à ce moment. Des
habitants du village signalent alors à T. Wilkinson l'existence d'un
autre ensemble de roches gravées plus au nord (Khishâm-2).
1998
T. Wilkinson signale l'existence du site de Khishâm-1 à P.-L.
van Berg. A la demande de ce dernier, Marc Lebeau informe la
Direction Générale des Antiquités et des Musées
(DGAM, Damas) de la présence de gravures rupestres dans la
région ; il suggère de prendre des photographies et de
procéder à quelques relevés, ce qui est accordé et
réalisé sous la responsabilité de P.-L. van Berg au cours
de trois visites pendant les mois de septembre et d'octobre, dans le
cadre des activités de la
Mission euro-syrienne de Tell Beydar
. Les directeurs de cette mission sont le dr Marc Lebeau pour la partie
européenne et le dr Antoine Suleyman pour la partie syrienne ;
l'Université Libre de Bruxelles y participe sous la direction du prof.
Philippe Talon. Le nombre des surfaces gravées est alors estimé
à une trentaine. Les vestiges de diverses structures d'habitat sont
observés en bordure du plateau et sur les pentes. Par ailleurs, une
concentration de cercles de pierre est repérée au pied du site
rupestre de Khishâm-1-Nord.
1999
Les secteurs Sud et Nord de Khishâm-1 font l'objet d'une campagne de
prospection, de localisation et de relevé systématique
dirigée par P.-L. van Berg, du 3 au 17 octobre, dans les mêmes
conditions que précédemment. Une centaine de surfaces
gravées sont identifiées, photographiées et
relevées. Le plan topographique des roches historiées est
réalisé par le géomètre Vincent Peeters(1),
à l'aide d'une Station Total.
L'existence du site de
Khishâm-2 (art rupestre et structures archéologiques) est
signalée à P.-L. van Berg par Tahar Abu Fares, du village actuel
de Khishâm. Deux demi-journées sont consacrées à un
premier examen de ce site, avec la participation de Marc Lebeau et d'Antoine
Suleyman. Le nombre des surfaces gravées et leurs dimensions y
apparaissent d'emblée beaucoup plus élevés que sur le site
précédent. Un grand
desert-kite
(Kite-1) et d'autres structures en pierres sont découverts à
proximité du site rupestre. Dans les structures localisées
à l'extrémité occidentale de la basse vallée, le
sol apparaît jonché de tessons de poterie.
Les organisateurs de la Mission
de Tell Beydar décident que celle-ci ne pourra assumer plus longtemps
l'étude des sites de Khishâm, trop vastes et trop
éloignés de ses objectifs. Cette étude est alors inscrite
dans le cadre du projet " Organisation de l'espace et
émergence des sociétés complexes
:
archéologie, anthropologie et linguistique " du Centre de
Recherche Interfacultaire "
Espaces et Sociétés - approches comparatives
".
2000
Les travaux sur les sites de Khishâm sont interrompus pour des raisons
administratives.
2001
Création de la
Mission belgo-syrienne de Khishâm
(ULB / DGAM ; dirs. P.-L. van Berg et Khaled Ahmo [archéologue,
Department of Antiquities, Hassake]). L'équipe comprend aussi le prof.
Frans Depuydt (Katholieke Universiteit Leuven), Anna Goyens (géographe,
Leuven) et Vincianne Picalause (archéologue, boursière de
l'Université Libre de Bruxelles qui entame la préparation d'une
thèse de doctorat consacrée aux pétroglyphes de
Khishâm-2). Les travaux se poursuivent du 2 octobre au 6 novembre. La
mission utilise l'infrastructure logistique mise au point par la
Mission de Tell Beydar
. Le financement est assuré par l'Université Libre de Bruxelles
et le Fonds national de la Recherche scientifique. La poursuite des travaux se
fait avec l'accord de la DGAM.
La Campagne 2001 est surtout
consacrée au site de Khishâm-2. Plusieurs opérations
(prospection, sondages, cartographie, relevé des gravures) sont
menées conjointement. Près de 400 surfaces gravées sont
numérotées et photographiées, une centaine de
relevés est réalisée. Les vestiges d'un second desert-kite
(Kite-2) sont observés en fond de vallée. Quelques
journées de prospection permettent de découvrir d'autres sites
archéologiques et rupestres au sud et au nord de Khishâm.
La carte
détaillée (éch. 1 : 500) de la vallée du
Kakhort est achevée pour la moitié occidentale de la
vallée. Elle comprend les courbes de niveau, les principales structures
d'habitat, le Kite-1 et la position d'environ 25 % des roches gravées y
ont été reportés.
Au vu des résultats
obtenus, la
Direction Générale des Antiquités et des Musées
demande l'élargissement du programme de prospection à toute la
zone comprise entre Hassake et Derbasiye (± 40 km), ainsi que la
préparation au Musée National (Damas) d'une exposition
consacrée aux découvertes de la mission.
2002
En janvier, le projet " Khishâm : rock art and archaeology
in
the Syrian Jazirah " obtient une bourse de la
National Geographic Society
(Grant
7202-02
) ; il est décidé d'élargir la mission à 6
chercheurs : P.-L. van Berg [ULB], V. Picalause [ULB], M. Vander Linden
[ULB],
S. Lemaitre [Fond. A. & D. Van Buuren], N. Cauwe [MRAH] et F. Depuydt
[KUL] et d'entamer la construction d'une maison de
fouille sur le site.
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