Khishâm-2 :le Quartier IV.
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ArchéologieKhishâm-1A la jonction de la pente et de la plaine, le Secteur Sud comporte des vestiges de murets rectilignes délimitant probablement d'anciens champs cultivés d'époque byzantine ou islamique ancienne (T. Wilkinson). A la lisière du plateau on observe les soubassements en pierres d'une maison rectangulaire d'âge indéterminé munie de deux pièces, ainsi que les restes d'autres structures d'habitat.
Khishâm-1-Nord: cercles de pierres.
Dans le Secteur Nord,
au-dessous de la zone occupée par les gravures rupestres, plusieurs
enclos circulaires en pierres sèches ont été construits
dans le bas de la pente, entre l'escarpement basaltique et le
wadi
. Un groupe principal rassemble (de gauche à droite et de haut en bas)
les 4 cercles A, B, C et D. Les deux cercles supérieurs (A et B) sont
adjacents, les deux cercles inférieurs sont séparés par
une distance d'environ 10 m. Les cercles A et B ont un diamètre de 17,
50 m, C et D de 15 m. La largeur des murets qui les constituent varie de 1 m
à 1, 40 m. Les cercles A et B présentent une interruption
tournée vers le bas de la pente. Le cercle C est muni d'une ouverture
tournée vers l'est, aménagée par un petit muret
rectiligne. Le cercle D ne présente aucune interruption. Les deux paires
de cercles sont séparées par un long muret de pierres (l :
0,50 m), formant un arc de cercle et muni au sud-est d'un couloir
d'accès tangent au cercle D. Plus haut, un système de murets
rectilignes est tangent au cercle B.
Khishâm-2Habitations et enclos
Les vestiges de structures
d'habitat de dimensions diverses ont été observés dans
toute l'extension de la vallée, sur les deux rives du wadi Kakhort. Leur
nombre doit approcher la centaine. Il s'agit de constructions rondes ou
rectangulaires, probablement entièrement en pierres sèches
d'appareil irrégulier. Les bases des murs observées en surface
atteignent fréquemment une largeur de 0,9 à 1,10 m.
Khishâm-2 : les Quartiers III, I et IV. Le Quartier I se trouve tout en haut de la colline qui ferme la vallée, le II sur la rive droite de la haute vallée, le III entre deux petits affluents occidentaux du Kakhort, le IV au nord de ce dernier, le V avec des bâtiments et des enclos, sur la rive gauche ; les maisons rondes du Quartier VI occupent la rive droite ; le Quartier VII est constitué de structures rondes et rectangulaires installées dans la partie Est de la rive gauche.
Khishâm-2 : le Quartier V. A proximité du confluent des wadi (Quartier IV), on distingue une grande construction en pierres sèches, dont les murs ont une épaisseur de ± 90 cm. On y distingue ce qui semble être une grande cour avant (17 x 25 m) suivie vers le Nord de 4 ou 5 pièces. Un sondage effectué dans la cour semble indiquer que le bâtiment remonte à l'époque hellénistique (trois derniers siècles avant notre ère).
Khishâm-2 : le Quartier VII. Les 'desert-kites'Les desert-kites sont des structures en pierres sèches constituées d'une enceinte munie sur son pourtour externe de cellules circulaires ou semi-circulaires en nombre et position variables ; deux longs murs convergent vers l'entrée. Ces constructions doivent leur nom de " cerf-volant du désert " aux aviateurs britanniques qui ont réalisé les premières photographies aériennes au Proche-Orient dans les années vingt.
Khishâm-2 : le kite-1.
Le plus souvent
érigés sur les pentes qui bordent les plateaux de basalte, les
kites
peuvent se présenter sous des formes très diverses (cercle,
rectangle, polygone convexe, polygone étoilé). Ils sont
généralement interprétés comme des piège de
chasse facilitant le rassemblement et l'abattage massif de gazelles ou autres
ongulés. Les chasseurs armés se seraient cachés dans les
logettes pour prendre le gibier par surprise.Néanmoins, d'autres
finalités comme celle d'enclos ont pu être mises en
évidence (Helms 1981 ; Helms, Betts 1987 ; Legge, Rowley-Conwy
1987 ; Simpson 1994 ; Echallier, Braemer 1995).
Khishâm-2 : le kite-2. Autres constructionsAu débouché de la vallée, une petite éminence, de plan ovale, d'environ 50 m x 25 m, pour une hauteur de 1,20 m au-dessus de la plaine, révèle les bases des murs d'une habitation. Le site est perturbé par une dizaine de tombes islamiques, sub-récentes et contemporaines. Les sondagesSix sondages d'une surface de 8 m2 et d'une profondeur maximale de 1,5 m ont été réalisés en trois semaines à l'aide d'une équipe de cinq ouvriers. Sondage 1 (Quartier IV), carré 100.102 c
Ce sondage est
réalisé au centre d'un espace de 25 m x 17 m (probablement une
esplanade), entouré de murs en grosses pierres. Le mur ouest est
conservé sur une hauteur de plus de 1,5 m, mais le dégagement de
la face externe du mur est montre qu'une seule assise de blocs de basalte est
conservée de ce côté. Le sol d'occupation devait donc se
trouver soit au niveau de cette assise, soit plus haut.
Sondage 2 (Quartier V), carré 108.100 cPratiqué dans une des grandes structures d'habitat dunbsp; quartier V, ce sondage ne donne que peu de résultats. Seule la couche humique, d'une épaisseur de 5 à 15 cm, livre quelques dizaines de tessons. Immédiatement au-dessous apparaît une couche de cailloutis à nodules blanchâtres correspondant au sol en place. Le sondage est abandonné à ± 50 cm sous la surface. Sondage 3 (Quartier III), carré 102.092 aSondage effectué au centre d'une structure d'habitat en pierres constituée de deux cercles concentriques. La couche supérieure, humifère, livre quelques tessons, un bec de lampe à huile et deux éléments de silex (1 nucléus, 1 fragment d'outil sur lame). Sous la couche humifère, un empierrement irrégulier correspond probablement à l'effondrement des murs. Sous celui-ci, à ± 1 m de profondeur, un cailloutis pris dans une matrice blanchâtre correspond au sol en place. Sondage 4 (Quartier V), carré 108.100 bSondage pratiqué à l'intérieur d'une construction en pierres irrégulières de 13 m x 6 m, orientée est-ouest, 5 m au nord du Sondage 2. Les murs ont une épaisseur de ± 1 m. Trois tombes y sont découvertes. La Tombe 1 (100 cm x 50 cm) est apparue immédiatement sous la surface. Elle est entourée de pierres. Le squelette, en position repliée, gît sur le côté droit, tête à l'ouest, regardant vers le sud-ouest. Le crâne repose sur un bloc de basalte. Les ossements, de même que les dents, étaient en très mauvais état.
La Tombe 3 (100 x 50 cm) se
trouve immédiatement sous la Tombe 1, déposée sur un banc
de grosses pierres plates, probablement naturel, traversant le sondage d'ouest
en est. Le squelette gît sur le côté gauche, en position
repliée, tête au nord-ouest. Les ossements sont très
dégradés et la plus grande partie du crâne manque,
peut-être emportée lors du creusement de la Tombe 1. Les os des
pieds semblent également manquer. Une perle perforée, en ambre
(?), se trouve à proximité des avant-bras. Près du
crâne, un os et une astragale de mammifère (offrande de nourriture
?).
On relève entre autres les fragments d'une grande jarre, un col d'amphore et d'autres éléments plus petits. Du sol proprement dit, nous n'observons que des lambeaux. Sous ce niveau, se trouve un amas de grosses pierres qui ont probablement servi à niveler le terrain à cet endroit. Les tombes sont postérieures à l'occupation, mais en l'absence de mobilier, ne peuvent être datées pour le moment. Le configuration générale du niveau inférieur, donne à penser qu'il s'agit d'une cave. Sondage 5 (Quartier V), carré 109.100 a
Ce sondage constitue le prolongement du Sondage 4 vers l'est. La Tombe 2 apparaît à une quinzaine de cm sous la surface. De plan ovale (environ 100 cm x 90 cm), celle-ci contient les restes entrelacés de deux individus inhumés face à face, en position repliée, l'individu-sud sur le côté droit, l'individu-nord sur le côté gauche, têtes au sud-est. Les conditions du sondage et la dureté du sol ne permettent pas de relever la position précise de tous les ossements. Les os des pieds ne sont pas retrouvés. Comme la Tombe 3, celle-ci repose sur le banc de pierres qui se prolonge vers l'est. Cette sépulture ne contientt aucun mobilier. La fouille du reste de la tranchée montre l'existence, au sud du banc de pierres, d'un sol de terre gris, partiellement conservé, jonché de nombreux tessons de céramique, dont la moitié d'une coupe et la plus grande partie d'un vase de près de 30 cm de diamètre. En première approximation, ces éléments sont également attribuables à l'époque hellénistique. Sondage 6, dans l'habitation isolée, à la sortie de la valléeOuvert au centre de la maison dont la base des murs était visible en surface, ce sondage montre l'existence de trois niveaux répartis sur 1,5 m de profondeur. Sous la couche humifère, un niveau contenant un fin cailloutis à nodules blanchâres. A ce niveau, une lentille cendreuse correspondant à un foyer empierré est visible dans le profil sud. Les deux premiers niveaux livrent du matériel céramique, probablement hellénistique et de rares éléments de silex. Le troisième niveau, sous-jacent, de couleur brun clair homogène, ne contient que de rares tessons de poterie et une belle pointe de lance ou de sagaie intacte (110 x 20,7 x 8,7 mm), en silex gris rougeâtre. Elle est aménagée sur une lame de section triangulaire par une retouche marginale bifaciale. L'extrémité proximale est amincie pour faciliter l'emmanchement. La pièce, qui semble être une Pointe de l'Amouq, remonte probablement au Néolithique ou au Chalcolithique (de Contenson 1969). Le sondage est abandonné une trentaine de centimètres plus bas. |
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Dernière mise à jour: le 30 août 2002.